Jean-Claude Marcourt

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1 an de gouvernement (22/07/14 - 23/07/15): bilan de Jean-Claude Marcourt

En Wallonie (Economie, Industrie, Innovation et Numérique)

 

1. Fusion ASE-AST-AWT

Début 2015 : fusion de l’ASE (Agence de stimulation économique), de l’AST (Agence de stimulation technologique) et de l’Agence Wallonne des Télécommunications (AWT). Ceci conduit à la rationalisation des outils existants pour davantage d’efficience.

La nouvelle structure s’appelle l’Agence pour l’Entreprise et l’Innovation (AEI).  Elle a désormais pour filiale l’Agence du Numérique.

Les objectifs poursuivis par les trois anciennes Agences (ASE, AST et AWT) sont plus que jamais d’actualité : favoriser le développement économique et l’innovation en Wallonie, accélérer notre transition vers l’économie de la connaissance, être un acteur déterminé de la révolution numérique.

 

2. Réforme des aides à l’investissement

Mars 2015 : refonte des mécanismes des aides à l’investissement  pour davantage de clarté. Ils tournent autour de 5 axes:

  • L’innovation
  • l’exportation
  • la réindustrialisation
  • la création d’emplois
  • le développement d’écosystèmes via les pôles de compétitivité et les clusters

Le système des aides à l’investissement octroyées aux entreprises a été revu afin de :

  • simplifier le mécanisme d’octroi ;
  • renforcer le lien entre la création d’emplois et l’obtention de l’aide ;
  • améliorer les taux moyens d’aide octroyés aux entreprises ;
  • orienter les moyens vers les secteurs les plus porteurs.

Par ailleurs, tout a été mis en œuvre pour intégrer la nouvelle programmation FEDER 2014-2020 dans les mécanismes existants.

De plus, le système des primes à l’emploi  vient également d’être revu afin d’encore mieux soutenir les très petites entreprises et les indépendants qui se lancent dans l’engagement d’un premier collaborateur. Il est fondamental d’être à leurs côtés dans cette étape qui s’avère souvent être la plus difficile à franchir.

 

3. Réforme de la recherche

 

Avril 2015 : Un nouveau décret renforce l’efficacité et la simplification des aides à la recherche qui se spécialisent davantage. 330 millions d’euros y sont réservés au budget 2015. La Wallonie figure dans le peloton de tête des pays européens au niveau du pourcentage du PIB dédicacé à la recherche.

Il s’agit d’une réforme ambitieuse du paysage de la recherche qui s’oriente vers l’excellence, la simplification et l’efficience des aides octroyées à l’ensemble des acteurs.

La nouvelle stratégie définie place la recherche et l’innovation au cœur du développement économique de la région, avec l’excellence comme objectif premier. Seuls les meilleurs projets seront financés. La stratégie proposée est complémentaire à la politique des pôles établie en Wallonie. Elle renforce la dynamique de mise en réseau des acteurs de la recherche avec les acteurs économiques.

Un autre axe important est celui de la simplification, avec la réduction du nombre de types d’appels à projets qui passe de 10 à 3. Les formalités administratives sont également allégées. Enfin, le dernier axe de la stratégie consolidant la « spécialisation intelligente » des aides à la recherche est l’efficacité : les grands axes stratégiques sont renforcés autour des domaines porteurs que sont l’aérospatial, l’agro-industrie, les sciences du vivant, le génie mécanique, la logistique et la chimie verte, correspondant au plan d’action des 6 pôles de compétitivité. De grands axes transversaux (le numérique, l’économie circulaire et la créativité) sont également concernés.

Le lien de la Recherche avec l’Industrie est ainsi clairement confirmé afin de densifier le tissu industriel de la Wallonie dans des domaines porteurs de croissance et vecteurs d’emplois durables.

 

4. Feder 2014-2020

 

Mai 2015 : La programmation des fonds européens 2014-2020 représente, pour la Wallonie, une enveloppe de près de 1,7 milliard d’euros (dont 600 millions d’euros affectés à des projets de recherche). Sur base des conclusions d’une task force indépendante, quelque 1,1 milliard d’euros étaient accordés à 438 projets wallons. La volonté est claire: la redynamisation du territoire s’organise pleinement pour et autour de l’activité économique.

La Province de Liège bénéficiait quant à elle d’une enveloppe d’environ 300 millions d’euros. Pour le bassin liégeois spécifiquement, les  choix se sont posés sur des projets majeurs qui relèvent d’une stratégie intégrée comme les masters plan de Liège, Seraing, Herstal, ou encore Flémalle. Les enjeux métropolitains autour de l’économie, du développement territorial et de la mobilité sont pris en compte.

Au niveau de la valorisation et de la requalification du territoire, une série de grands projets emblématiques ont été sélectionnés :

Le pôle de développement urbain de Bavière qui répond à des enjeux de reconversion urbaine majeurs ;

  • Les halles de foire de Coronmeuse ;
  • La viabilisation du site de l’éco-quartier à Coronmeuse ;
  • Le boulevard urbain en remplacement de l’E25 Bressoux – Droixhe ;
  • Le projet zéro carbone de la cité administrative;
  • Le chauffage urbain d’Herstal – en lien avec Infrabel ;
  • Le projet de requalification de la vallée sérésienne – boulevard urbain ;
  • Le projet Gastronomia à Seraing;
  • La construction d’un boulevard urbain à Flémalle.

Par ailleurs, les orientations du programme opérationnel donnant une priorité au développement économique à l’échelle wallonne se concrétisent par une sélection de projets structurants pour le redéploiement de la région liégeoise.

Ce sont notamment :

  • L’aménagement des zones de développement économique de Bierset, autour de l’aéroport de Liège, afin d’accélérer l’attractivité de la zone et l’accueil des sociétés ;
  • Le hub créatif de Liège au centre-ville dédicacés à la créativité entrepreneuriale ;
  • Le BIOMED hub de Liège qui a pour vocation de positionner Liège à la pointe de la biotechnologie via des projets de recherche ambitieux ;
  • Le SIRRIS actif dans les technologies additives – impression 3D, outillage 4.0, … ;
  • NEXT pour soutenir les projets industriels d’économie circulaire ;
  • Le soutien d’une pépinière Design et l’animation autour du centre du Design – dans l’accompagnement des jeunes créateurs en Design.

 

5. Plan Marshall 4.0

 

C’est une pièce essentielle du redéploiement wallon: le Plan Marshall 4.0, adopté par le Gouvernement le 29 mai, poursuivra le travail entamé depuis 2006 grâce aux deux premiers plans. Cinq priorités sont définies:

  • Formation
  • Innovation et croissance
  • Mobilisation du territoire
  • Energie
  • Numérique
  • Pôles de compétitivité

= 2.4milliards d’€

Ce plan se veut plus concentré, plus resserré sur des mesures prioritaires pour le redéploiement économique wallon.

Ce plan renforcera les actions en faveur d’un cadre propice à la création d’activités et d’emplois, consolidera l’attention prioritaire à la formation, à la recherche et à sa valorisation, poursuivra les efforts en matière de mobilisation du territoire à des fins de dynamisation du tissu économique et concentrera son action de soutien à la transition énergétique.

La dimension numérique sera intégrée plus largement afin de positionner la région en pointe dans le cadre de la quatrième révolution industrielle. Une  attention particulière est également portée à l’économie circulaire.

Dans la continuité du Plan Marshall 4.0, le Gouvernement, sur base  des propositions du jury des pôles de compétitivité fraichement renouvelé, labélisait début juillet 13 nouveaux projets dans le cadre du 13e appel à projet pour un budget de 27 millions d’euros dont 17 millions de part publique.

 

6. Plan d’action PME (SBA)

 

Juin 2015 : le Gouvernement a approuvé un Small Business Act (SBA) wallon qui court sur la période 2015-2019, confirmant ainsi sa volonté de placer les PME au cœur de la politique wallonne En Wallonie, 99% des entreprises relèvent de la catégorie des petites et moyennes entreprises. Le SBA wallon repose sur un fil conducteur (simplification administrative!) et 4 axes prioritaires:

  • Entrepreneuriat
  • Financement
  • Internationalisation
  • Innovation

Les PME constituent un enjeu majeur. Elles sont le moteur de la Wallonie en termes de création d’activité et d’emploi.

Exemples de mesures concrètes :

  • juin 2015 : lancement du dispositif «statut étudiant entrepreneur»;
  • juin 2015 : programme 2015-2020 de soutien à l’entrepreneuriat féminin;
  • juin 2015 : lancement de la réforme du Centre d’Entreprises en Difficulté (CED-W) pour mieux anticiper la détection des entreprises en difficulté et améliorer l’accompagnement;
  • juin 2015 : simplification administrative: création d’une banque de données de sources authentiques «entreprises»;
  • juillet 2015 : un projet de décret visant à mobiliser l’épargne privée du citoyen au profit de jeunes PME était présenté au Gouvernement. Ce dispositif s’adresse aux citoyens qui souhaitent investir dans l’économie réelle tout en bénéficiant d’un taux d’intérêt confortable. C’est un pari constructif, un investissement sur l’avenir de la Wallonie. Les PME sont la pierre d’achoppement de notre tissu économique. S’occuper de leur renforcement et de leur croissance, c’est doper l’emploi et accélérer le développement de la Wallonie.

 

7. Réforme des aides à l’internationalisation

 

juin 2015 . Adoption des dispositifs réglementaires qui permettent la mise en œuvre de la Réforme des aides à l’internationalisation visant à simplifier de manière conséquente l’offre de services de l’Agence wallonne à l’exportation (Awex) tout en offrant davantage de flexibilité et de lisibilité aux entreprises, ainsi qu’un paiement accéléré des subsides octroyés. Les entreprises disposent désormais de 5 grands types d’enveloppes d’aides à l’exportation : support de consultance, support de communication, support  à la participation aux foires et salons à l’étranger, support à la mobilité hors union européenne, support à l’ouverture de bureaux de représentation hors Union européenne.

 

8. Réforme paysage AEI

 

Juillet 2015.  présentation des ambitions 2015-2020 pour l’AEI et ses filiales dans le cadre du Plan PME wallon, ainsi que les balises du futur contrat de gestion de l’AEI et la stratégie unique d’animation économique et technologique en Wallonie. Ceci s’inscrit dans la volonté de mener une politique cohérente au niveau de la rationalisation et de la professionnalisation des opérateurs.

De 2004 à aujourd’hui, nous sommes passés de 72 à 21 opérateurs, qui s’associent désormais au sein de cette agence unique qu’est l’AEI. L’un des objectifs majeurs est d’assurer une cohérence et une efficacité maximale de l’accompagnement aux entreprises et d’accroître la lisibilité des dispositifs d’accompagnement.

 

9. Plan numérique

 

Cap sur la Wallonie 4.0. Imaginé sur un modèle ouvert et fédérateur, ce plan en cours de conception a pour ambition de placer la Wallonie dans le peloton de tête des régions digitalisées qui comptent sur la carte du monde.

En février était mis en place le Conseil du numérique, avec pour mission de structurer la réflexion sur la stratégie du numérique en Wallonie. Présidé par Pierre Rion et composé de 18 hauts représentants issus des secteurs des TIC/ICT, des médias, de la santé, de la recherche, du monde universitaire et de startups montantes, il a clôturé début juillet une première étape majeure dans le processus d’élaboration.

La réflexion est alimentée par les travaux des Assises du numérique, processus collaboratif qui a mobilisé plus de 200 experts et des centaines de citoyens qui ont participé via le site web dédié.
> printempsdunumerique.be.

A ce stade, le conseil du numérique valide les résultats de ce travail collaboratif et dégage une série de mesures autour de 4 axes : les talents, le territoire intelligent, le secteur du numérique et l’économie par le numérique. Ces prochaines semaines, ces mesures seront hiérarchisées et déclinées en actions concrètes qui constitueront le cœur du plan numérique qui sera présenté à la rentrée.

 

10. Les implantations commerciales 

 

La nouvelle règlementation régionale est entrée en vigueur le 1er juin 2015 .

Ce décret vise 3 catégories de permis :

  • Les implantations de moins de 400 m² qui doivent uniquement faire l’objet d’une notification auprès des autorités communales
  • Les implantations dont la superficie est comprise entre 400 et 2500 m² qui font l’objet d’un permis octroyé par l’administration communale
  • Les implantations de plus de 2500 m², les extensions de plus de 2500 m² ou les implantations situées sur plusieurs communes doivent obtenir un permis régional.

 

11. Coopératives

 

En juin, un dispositif ambitieux pour doper les coopératives était lancé en Wallonie: Brasero. Nous l’avons trop oublié, mais les coopératives, 4e branche de l’action commune, ont joué un rôle majeur dans notre histoire économique et sociale.

Aujourd’hui, la volonté est de leur apporter un soutien accru, parce que soutenir l’économie sociale et les coopératives, c’est relocaliser l’économie, mobiliser l’épargne citoyenne, impliquer les citoyens dans ces projets et les encourager à en devenir de véritables acteurs.

Cette mesure de soutien est fondée sur un principe simple : 1 euro investi par les coopérateurs sera doublé par les pouvoirs publics.

  • www.brasero.org

 

En Fédération Wallonie-Bruxelles (Enseignement supérieur, Recherche et Médias)

 

1. Paysage 2.0

La mise en œuvre concrète du décret Paysage lors de l’année académique 2014-2015 a permis d’identifier les dispositions qu’il convenait de clarifier, de compléter ou d’ajouter afin d’optimaliser le fonctionnement de l’enseignement supérieur. Ce décret paysage 2.0 constitue l’aboutissement d’un travail de concertation avec les différents acteurs de l’enseignement supérieur et s’inscrit dans une démarche participative. Parmi les mesures principales de ce décret figure notamment la possibilité  pour l’étudiant :

  • qui a  acquis entre 30 et 44 crédits des 60 premiers crédits du cycle de compléter son programme d’unités d’enseignement de la suite du programme du cursus.
  • de se  réorienter sans frais ni droits supplémentaires jusqu’au 15 février.

2. Décret filtre médecine et dentisterie

 

Le 8 juillet était adopté le décret introduisant un filtre à la fin de la première année d’étude en médecine et dentisterie. Il permet à l’étudiant de se familiariser avec les premières matières médicales, il maintient des aides à la réussite et les possibilités de réorientation, autant d’outils supplémentaires au service de l’étudiant.

Rétroactes :

Lors de la dernière rentrée académique, les étudiants de médecine et de dentisterie ont appris que l’attribution de leur numéro INAMI était menacée, suite à une stricte interprétation d’un arrêté fédéral. Il fallait élaborer une solution durable au problème afin de garantir aux étudiants l’accès aux études de leur choix et de protéger les étudiants déjà inscrits dans ces cursus. Maggie De Block,  ministre fédérale de la Santé, s’est engagée à délivrer les numéros INAMI pour tous les étudiants d’ores et déjà engagés ; en contrepartie, nous devions nous engager à organiser un concours en fin de première année.

Ne nous leurrons pas, cette solution n’est pas satisfaisante. En effet, ce décret constitue un frein à la liberté d’accès à l’enseignement supérieur; c’est une solution « pragmatique » qui permet de répondre avant tout à la situation des étudiants actuellement engagés dans ces études afin de leur garantir le droit d’exercer.

Par ailleurs, les pénuries de médecins sont une réalité. La réflexion doit se poursuivre sur l’utilité du maintien du numerus clausus fédéral, raison pour laquelle il convient de continuer à interroger à cet égard la Ministre responsable, Mme De Block

 

3. Réforme de la Formation Initiale

 

Le travail entamé la législature dernière autour de la réforme de la formation initiale se poursuit. Améliorer la qualité de notre enseignement tout en le rendant accessible au plus grand nombre est une priorité. Et la formation de nos enseignants doit répondre à ce double impératif : plus de qualité et moins d’échec scolaire.

 

4. Reconnaissance mutuelle des niveaux de diplôme de l’enseignement supérieur dans le Benelux

 

Le 18 mai dernier, une décision Benelux consacrait la reconnaissance mutuelle des niveaux de diplôme de l’enseignement supérieur. En favorisant la mobilité, cette décision constitue une avancée significative du processus de Bologne dont elle concrétise un des principes essentiels.

 

5. Commission islam moderne de Belgique

 

La Commission chargée de faire des propositions en vue de  favoriser le développement et la reconnaissance d’un islam moderne en Fédération Wallonie-Bruxelles a débuté ses travaux en mars 2015. Le rapport de la commission est attendu pour fin novembre 2015.

Les trois objectifs politiques poursuivis sont :

Le développement d’un islam moderne en FWB, en  phase avec nos normes fondamentales : démocratie, tolérance, non-discrimination, égalité (notamment égalité femme-homme), liberté (notamment liberté d’expression), esprit critique, pluralisme, libre-examen.

Le développement d’un islam d’Europe ou de Belgique, et non d’un islam « importé ». Nous savons que les pays musulmans aident activement leurs coreligionnaires de Belgique. Ces liens ne vont pas disparaître. Mais le sens de l’histoire, et la volonté du Gouvernement, c’est que les jeunes musulmans de Belgique, de la 2e ou 3e génération d’immigration, ou convertis, prennent leur destin en main et dessinent un islam qui leur ressemble – qui nous ressemble.

Il faut que cet islam moderne soit reconnu, qu’il ait toute sa place au sein de notre espace public, culturel, médiatique. Il faut que des personnalités acquièrent de la visibilité, s’expriment dans l’espace public. Rien ne justifie que l’islam, deuxième religion du pays, ne dispose toujours pas d’émission concédée sur la chaîne de service public, à l’égal des autres familles convictionnelles.

 

6. Vivre ici : Portail des télévisions locales

 

En janvier était signé par les directions des télévisions locales et de la RTBF un accord inédit visant à la création d’un site internet commun aux 12 télévisions locales et à la RTBF. Ce nouveau portail d’informations, baptisé Vivre ici, était lancé en avril.

Nouveau venu dans notre paysage médiatique, il rassemble en un seul lieu et commune par commune un ensemble d’informations utiles aux citoyens, de l’actualité en passant par des infos pratiques ou de services.