Jean-Claude Marcourt

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Enseignement supérieur

Offrir aux jeunes des perspectives d’avenir encourageantes est une de mes priorités majeures, et reste un combat de tous les instants. Ce combat, c’est celui de l’égalité, de l’accès pour tous à la culture, à l’éducation, à l’emploi aussi. L’enseignement, c’est le grand défi de demain.  

En tant que Ministre de l’Enseignement supérieur, j’ai fait de l’accessibilité et de la qualité de l’enseignement supérieur deux priorités qui définissent mes actions.

Que ce soit dans ce secteur ou ailleurs, réformer, bousculer les habitudes, n’est pas toujours facile, mais je souhaite ardemment faire avancer des projets et des réformes d’envergure, pour la jeunesse, c’est-à-dire au bénéfice de tous. 

Mes deux grandes priorités :

Rendre les études supérieures plus accessibles à l’ensemble des jeunes.

Une des mesures prioritaires a ainsi été, en juillet 2010, la publication  décret relatif à la gratuité et à la démocratisation de l’enseignement supérieur, avec pour objectif une réduction conséquente du coût des études : gratuité du minerval pour les étudiants boursiers, diminution du minerval intermédiaire, gel du minerval dans sa globalité, afin de permettre à tout étudiant qui le souhaite de suivre un cursus dans l’enseignement supérieur, quel que soit son parcours ou son origine.

L’informatisation de la procédure de demande des allocations d’études est aussi en bonne voie. Dès l’année scolaire 2013-2014, les demandeurs d’une allocation d’étude pourront introduire leur demande via un formulaire sur internet garantissant simplification des démarches et rapidité de traitement.

Autre problématique, autre source de stress pour nos jeunes : l’accessibilité à certaines filières fortement convoitées par les étudiants non-résidents. Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a ainsi approuvé, ce 25 avril 2013, ma proposition d’intégrer les cursus de logopédie et d’audiologie en Haute Ecole dans le dispositif régulant le nombre d’étudiants non-résidents, déjà d’application pour les études de médicine vétérinaire, kinésithérapie et réadaptation, médecine et dentisterie.

La lutte contre l’échec et, par conséquent, l’aide à la réussite, constitue aussi une priorité. Dès l’année scolaire 2013-2014, les étudiants souhaitant s’inscrire en 1er bac médecine devront passer le « test d’orientation du secteur de la santé ». Les résultats de ce test – obligatoire mais non-contraignant – ne conditionnent en rien la possibilité d’inscription. Ce test devra permettre à chaque futur étudiant d’évaluer lui-même son niveau et d’être conscientisé aux difficultés potentielles. L’étudiant pourra donc se tourner très rapidement, s’il le souhaite, vers des modules de remédiations adaptés à son profil.

Le test d’orientation s’inscrit, plus largement, dans un vaste ensemble de mesures visant une meilleure orientation et un meilleur suivi des étudiants.

Vous envisagez des études en médecine ou dentisterie? Découvrez plus d'informations relatives au « test d'orientation du secteur de la santé » sur le site de l'ARES.

Améliorer la qualité de l’enseignement.

Tant la réforme de la formation initiale que la réforme du paysage de l’enseignement supérieur s’inscrivent dans cette lignée. La réforme de la formation initiale tend à renforcer progressivement la formation de tous les enseignants et de leurs formateurs. Elle vise à redéfinir les métiers de l’enseignement et les contenus de la formation pour qu’ils contribuent davantage au développement d’une école plus juste, démocratique et émancipatrice. Ma volonté est d’aboutir à une nouvelle structure de la formation qui articule formation initiale et continue, en cohérence avec l’évolution du système éducatif et la réforme du paysage de l’enseignement supérieur. Cette dernière veut quant à elle harmoniser les pratiques et les structures de l’enseignement supérieur. Il s’agit d’associer l’excellence de la recherche, la cohérence de l’offre et la qualité de l’enseignement, afin de promouvoir au mieux la réussite de l’étudiant.

Le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté, à une très large majorité, le 6 novembre 2013, le projet de décret définissant le Paysage de l'enseignement supérieur et l'organisation académique des études. Il prévoit la création d’une Académie de Recherche et d’Enseignement Supérieur (l’Ares), réunissant l’ensemble des établissements (universités, hautes écoles, écoles supérieures des arts, enseignement supérieur de promotion sociale) pour gagner en cohérence, favoriser les synergies, renforcer les collaborations et accroître la visibilité de notre enseignement sur la scène internationale. L'ARES sera installée le 1er janvier 2014. 

Le décret est également articulé autour de 5 pôles géographiques, s’occupant des matières liées au sol, aux services et aux infrastructures.

Par ailleurs, cette réforme concerne également le statut de l’étudiant et l’organisation des études.

Ce texte est l’aboutissement d’un long travail de concertation avec l’ensemble des acteurs et est le fruit d’un large consensus. 

La collaboration et le dialogue avec l’ensemble des acteurs de terrain constituent en effet deux composantes essentielles pour mener à bien de telles réformes.

J'ai également déposé, le 5 novembre 2013, un projet de décret relatif aux élections rectorales dans les Universités organisées par la Fédération Wallonie Bruxelles. Ce dernier s'inscrit dans la poursuite du travail d'instauration d'une démocratie participative dans l'enseignement supérieur, qui a déjà conduit, en septembre 2012, notamment, à l'adoption du décret relatif à la participation et la représentation étudiante dans l'enseignement supérieur.