Jean-Claude Marcourt

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3 questions autour de Viva for Life

19/12/2014 00:00 / démocratique

3 questions autour de Viva for Life

Viva for Life, vous en avez surement entendu parler. Pour la deuxième année consécutive, la grande action de mobilisation de la RTBF au profit des enfants vivant sous le seuil de la pauvreté a installé ses quartiers place Saint-Etienne, à Liège. 

Je suis allé rendre visite aux animateurs ce matin. L’occasion de revenir sur cette précarité infantile qui me touche, me heurte, me révolte.

 

 Marcourt - Viva for Life

Dans notre pays, la situation est difficile pour de nombreuses familles et de nombreux enfants sont touchés par la précarité, êtes-vous inquiet?

 

Inquiet n’est pas le bon mot. Je suis heurté, je suis révolté, je suis en colère. Dans une société comme la nôtre, où circule tant et tant d’argent, il est en effet amoral, et scandaleux, que des enfants vivent dans la pauvreté.

 

L’immense mérite de Viva for Life, bien plus encore que les fonds qui sont récoltés et qui pour le quotidien de centaines et de milliers d’enfants sont d’un apport important, c’est de nous mettre, nous, citoyens et citoyennes de Wallonie et de Bruxelles, en face de cette situation intolérable et de faire prendre conscience à chacun de la brutalité de cette situation.

 

Notre société repose sur un terrible paradoxe : d’un côté elle étale son opulence comme dans une vitrine magique et de l’autre, elle abandonne ou elle confine, je vous laisse le soin de choisir, des dizaines de milliers de femmes, d’hommes et d’enfants dans la pauvreté malgré les filets de la sécurité sociale, filets dont certains veulent agrandir les mailles. C’est intolérable.

 

 Marcourt - Viva for Life

 

Viva for Life finance de nombreuses associations actives sur le terrain de la pauvreté et de la petite enfance. Agir dès l’enfance, c’est essentiel ?

 

C’est évidemment essentiel. C’est là que tout se joue ou presque. C’est en effet dès l’enfance que le rejet se faire sentir, que le manque de l’essentiel est le plus criant. Tant au niveau matériel qu’affectif ou éducationnel.

 

Ce n’est pas un hasard si, comme ministre de l’Enseignement supérieur, je souhaite renforcer la formation initiale des maîtres car ceux-ci sont devenus, au fil des ans, bien plus encore que seulement des enseignants. Ils apprennent à apprendre, c’est leur « vrai » métier, mais ils éduquent aussi, ils accompagnent, ils préviennent. C’est une fonction primordiale. Et puis il y a celles et ceux qui consacrent leur vie à soigner les corps et les cœurs. Si on abandonne un enfant à son triste sort, comment voulez-vous qu’après il puisse encore croire en la fraternité, en ses semblables ?

 

 Marcourt - Viva for Life

 

Vous soutenez Viva for Life en cofinançant des projets de terrain, c’est important pour vous ?

Avec ce que je viens de vous dire, vous conviendrez qu’il serait étonnant que je vous dise le contraire. Avec des institutions hospitalières, nous avons décidé de consacrer des moyens importants destinés à venir en aide aux jeunes enfants qui cumulent les handicaps de la pauvreté et de la maladie dans ce qui apparaît alors comme une double peine. Je pense qu’il est en effet important de se mobiliser contre une injustice que certains voudraient faire passer pour une fatalité et qui n’en est absolument pas une.

 

 Plus d'infos sur l'action sur la page de Viva for Life.